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Métatarsalgies et griffes d'orteils

LA MALADIE

Il s'agit d'une déformation de un ou plusieurs orteils responsable d'un conflit douloureux avec la chaussure ou les orteils voisins. Il apparait alors sur les zones de conflit un cor dorsal et parfois un oeil de perdrix interdigital.

Il existe différents types de griffes selon le siège de la déformation :

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Griffe proximale : C'est la déformation la plus fréquente associant une extension de l'articulation métatarse-phalangienne (MP) et une flexion de l'articulation inter-phalangienne proximale (IPP). Un cor dorsal apparait au sommet de la déformation (IPP).

Griffe distale : C'est la déformation en flexion de l'inter-phalangienne distale (IPD). Un cor se développe à la face dorsale mais aussi sur l'appui distal.

Griffe totale : La déformation comporte une hyper extension de la MP, une flexion de l'IPP et une flexion de l'IPD. On retrouve un cor à la face dorsale de l'IPP et de l'IPD.

Griffe totale inversée : Elle associe une flexion de l'IPP et une hyper extension de l'IPD. La deuxième phalange est quasiment verticale. On retrouve un cor dorsal au niveau de l'IPP et un plantaire en regard de la tête de P2 et de la base de P3.

La cause la plus fréquente de la griffe est une surcharge mécanique de la tête métatarsienne correspondante responsable d'une faillite des moyens de stabilisation de l'orteil. Il s'agit alors le plus souvent de la conséquence d'un hallux valgus par insuffisance du gros orteil. Mais un tendon d'achille rétracté, un pied creux ou rond, un pied neurologique, un pied post traumatique ou encore un orteil trop long peuvent aussi être responsables d'une griffe d'orteil. C'est la raison pour laquelle le traitement isolé de la griffe n'est pas toujours suffisant pour satisfaire durablement le patient.

La griffe est soit souple et réductible soit raide et irréductible.

TRAITEMENT

On peut tenter un traitement médical si la déformation est réductible. Il faudra alors tout d'abord modifier le chaussage. On y associera le port de semelles et d'une orthoplastie de protection en silicone.

En cas d'échec, il faudra envisager le traitement chirurgical. Celui-ci dépend de nombreux facteurs. Il dépendra du type de griffe, de sa réductibilité et de son origine. Il faudra bien souvent effectuer le traitement des troubles associés.

La technique la plus fréquente consiste à bloquer l'orteil en bonne position par un petit implant. Parfois on peut être amené à mettre une petite broche provisoire qui sera retirée 1 mois plus tard en consultation. On peut également faire des sections osseuses percutanées des phalanges (ostéotomies).

Enfin, dans certains cas, on effectuera des sections tendineuses (ténotomies) ou des transferts tendineux.

Tous ces gestes peuvent être associés pour obtenir le résultat.

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Le traitement est le plus souvent ambulatoire mais peut nécessiter une nuit d'hospitalisation dans certains cas.

Outre les risques liés à tout geste chirurgical, les interventions pour griffes comportent des risques spécifiques dont les plus fréquents sont : la raideur des orteils quasi inévitable, l'infection, les problèmes cicatriciels, la phlébite, les problèmes éventuels liés au matériel implanté, le défaut ou à l'inverse l'excès de correction, et enfin ceux des actes complémentaires décidés en cours d'opération.

SUITES OPERATOIRES

La douleur postopératoire est habituellement très modérée. Pendant l'hospitalisation, la prise en charge de la douleur fait appel à la perfusion de produits antalgiques ou anti-inflammatoires, et à la réalisation d'une anesthésie locorégionale dont les modalités vous seront expliquées lors de la consultation anesthésique qui précède l'intervention chirurgicale. Le pansement réalisé au bloc opératoire n'est habituellement pas changé avant votre première consultation de contrôle. Vous conserverez ainsi votre pansement pendant cette durée et le fait qu'il soit un peu taché de sang ne doit pas vous inquiéter. Il sert à limiter l'oedème (gonflement inflammatoire) et à maintenir le bon positionnement des orteils. Dans certains cas, votre chirurgien pourra faire renouveler plus souvent le pansement. Toutefois si votre pansement vous paraît trop serré ou s'il est sale, il peut être refait plus tôt que prévu. Un traitement anticoagulant peut être prescrit pendant une semaine après l'intervention pour éviter le risque de phlébite. L'appui est autorisé dès le premier jour suivant l'opération. Cette reprise de la marche se fait à l'aide d'une chaussure adaptée.

Une ordonnance vous a été fournie en consultation afin que vous puissiez vous procurer cette chaussure. Les déplacements doivent impérativement se faire à l'aide de la chaussure adaptée pendant les quatre à six premières semaines qui suivent l'intervention chirurgicale. Il faut respecter un repos relatif et surélever le pied régulièrement afin d'éviter l'oedème.

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Vous serez autorisé à reprendre l'appui avec des chaussures du commerce après quatre à six semaines selon les interventions. Votre chirurgien pourra vous conseiller de masser votre cicatrice avec une crème hydratante. Vous pourrez également appliquer des cataplasmes d'argile verte sur votre pied. Une rééducation est souvent proposée dans les semaines qui suivent l'intervention chirurgicale pour assouplir les orteils opérés, pour lutter contre l'oedème et pour aider à la reprise de l'appui sur l'avant pied.

Une durée d'arrêt de travail en moyenne de 3 semaines en cas de geste isolé est obligatoire. Cette durée d'arrêt est variable en fonction de votre intervention et de votre type d'activité professionnelle.

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